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Pourquoi et comment calculer son prix de revient ?

Le coût de revient ou le prix seuil de commercialisation d’un produit est la somme des coûts. Il s’agit des étapes d’élaboration par lesquelles il est passé.

En viticulture cela signifie prendre en compte la production du raisin, la vinification et l’élevage, le conditionnement, la commercialisation et ne pas oublier les amortissements du matériel et immobilier.

Pour une gamme donnée de vin, les composantes du prix seuil de commercialisation comprennent tous les frais liés à ces étapes.

A quoi ça sert de calculer le prix seuil de commercialisation ?

À définir son prix de vente. Lors d’une rencontre avec des acheteurs, c’est un élément à prendre en compte lors de la négociation. Il permet de savoir jusqu’où on peut aller et si on choisit de vendre en dessous pour décrocher un nouveau marché par exemple.

En effet, il est essentiel de prendre en compte du coût réel de chaque étape (production, vinification, conditionnement et vente) de façon à connaître les points qui doivent/peuvent être améliorés pour augmenter la marge du domaine. Il permet aussi de se comparer par rapport aux références locales et souligne « les problématiques ».

À répondre à des questions très concrètes : comme par exemple lors d’un lancement à l’export, quel sera l’impact des nouvelles charges commerciales sur le prix seuil de commercialisation ? Selon les résultats, est-ce que le résultat modifie mon public cible ? Est-ce que le budget commercial doit être adapté ? Quels objectifs de vente doivent être fixés en 1re, 2e, 3e année ? etc.

A valider des hypothèses de travail. Par exemple, pour un domaine qui vend à l’export, il est possible d’établir des coûts de revient par pays. En outre, pour une même cuvée, les coûts de commercialisation peuvent être très différents d’un pays à l’autre. Certains pays ont une marge négative, ce qui est peut-être normal si ce sont des pays émergents, mais peut permettre de réorienter les ventes. Il est possible de définir des objectifs de vente calés dans le temps. Cela permet de « budgétiser » ce que l’on est prêt à investir sur un pays.

N.B. la nature réservant des surprises le coût de revient annuel dépend du volume de production que l’on estime à la fin des vendanges. Puis, d’une année à l’autre peu avoir une grosse fluctuation en fonction des aléas climatique. Les prix de vente eux, ne pourrons pas fluctuer de la sorte, car il y a un prix marché à respecter en fonction de la concurrence.

Il faut donc tenir compte de ce paramètre pour avoir un prix moyen en fonction d’une année avec une vendange généreux ou une année plus complexe.